Choisir d’avancer autrement

Quand j’ai ouvert ce blog, j’avais 14 ans. J’écrivais comme une adolescente de l’époque : pour être à la mode, pour faire comme les autres, pour avoir des vues. C’était le début des YouTubeuses, des blogs beauté, des routines parfaites. J’observais, j’imitais, je reproduisais.

Ce blog n’était pas un mensonge, mais il n’était pas vraiment moi non plus. C’était une version lissée, copiée, acceptable. Une façon d’exister sans trop me dévoiler.

Les années ont passé. Ma vie a changé. Moi aussi. Sauf que mon contenu, lui, est resté figé dans le temps : alors que j’évoluais, que je traversais des choses, que je me perdais puis que je me reconstruisais, ce blog continuait de raconter une Romane qui n’existait plus.

2025 a été l’une des années les plus dures de ma jeune vie. Pour le côté poétique, j’aime l’appeler la crise des 25 printemps.

Pas une crise spectaculaire, mais une lente prise de conscience. J’ai compris que je n’étais pas — ou que je n’avais sans doute jamais été — réellement en accord avec mes choix. J’avais surtout appris à choisir ce qui se voyait bien. Vous savez, quand le paraître prend plus de place que la quête intérieure.

Et quelque part, c’était plus confortable : plus simple que de se confronter à cette question vertigineuse — qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire de ma vie ?

Je me sentais comme dans une comédie de Noël : coincée dans une existence qui n’était pas la mienne, souriante en façade, tandis qu’en dedans, mes désirs s’agitaient en silence. Je les savais là, mais je les repoussais, par peur, par habitude, par facilité.

Alors après quelques séances de psy pour apprendre à laisser parler les émotions enfouies depuis des années, des heures de lecture et un programme de développement personnel, aujourd’hui, je sais surtout qui je ne suis pas. Et je suis enfin sur la route de quelque chose de plus juste : comprendre qui je suis vraiment, sans rôle, sans performance, sans filtre.

Reprendre ce blog fait partie de la thérapie : ce n’est pas repartir à zéro, c’est assumer tout ce qu’il a été, et lui donner enfin le droit d’évoluer avec moi.

Le Carnet de Romane, espace intime et incarné, est un carnet ouvert où l’écriture sert autant à se comprendre qu’à avancer.

Le Carnet de Romane, c’est le récit d’un cheminement : celui d’une femme qui a longtemps écrit pour être vue, puis qui a choisi d’écrire pour être vraie. On y trouve des fragments de vie, des réflexions sur le corps et l’esprit, la maternité, la féminité, les émotions, la quête de sens — mais surtout ces petites choses du quotidien qui, mises bout à bout, transforment une vie.

Ce n’est pas un blog pour plaire. Ce n’est pas un guide. C’est un espace de récit, où je partage ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Si tu lis ces lignes, tu ne trouveras pas une version parfaite de quoi que ce soit. Tu trouveras un chemin en cours, une femme qui se cherche encore, mais qui a décidé de ne plus faire semblant.

Bienvenue dans Le Carnet de Romane 🤍