Hello hello ♡
J’espère que vous allez bien.
Aujourd’hui, j’écris ces quelques lignes d’introduction pour vous annoncer que je commence une nouvelle série d’articles.
Vous l’aurez vu au titre, cette série est un peu particulière pour moi, car elle touche un des mes sujets les plus sensibles : ma maternité.
Depuis mon adolescence, j’avais une certitude. L’une de celles qu’on pense gravées dans le marbre : la maternité ne passerait pas par moi. Et pourtant, me voici aujourd’hui, le corps et le cœur en plein bouleversement.
Dans ce premier article sur ce sujet aussi vaste, j’avais envie de vous raconter ce cheminement que tous mes proches pensaient improbable : comment on accueille la vie quand on a passé des années à lui fermer la porte ?
Ce moment où germe l’idée de devenir parent.
D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu envie au fond de moi de transmettre. Lorsque mes frères et sœurs rentraient de l’école, je profitais de notre différence d’âge de six ans et demi pour leur faire faire leurs devoirs. Et je dois bien le dire, j’adorais ça. Je pense que j’ai toujours eu la fibre maternelle. Ni trop, ni trop peu, ce n’était qu’une partie de moi parmi tant d’autres.
Mais plus je grandissais, plus mon choix était drastiquement tourné :« je ne serai JAMAIS maman, les enfants très peu pour moi ! »
Avec le recul, je dois bien avouer que la recette était parfaite : des envies de carrière dans un monde où être une mère est un véritable choix pour une femme, couplées à ce mélange de peur de l’inconnu et d’une vie innocente à s’occuper, de quoi effrayer toutes les adolescentes du monde en quête de sens de vie et qui veulent, comme moi, marcher sur le monde. D’un point de vue relationnel, avant mon amoureux actuel, je n’ai jamais eu de longue relation, ce qui me confortait dans l’idée que la vie familiale n’était pas pour moi (alors qu’une brillante carrière si, et je pouvais l’avoir seule !).
Pour moi, avoir des enfants n’a jamais été une nécessité et le fait de devoir gérer un être alors que je me cherchais encore était un cauchemar. Quand mes copines me disaient « je suis enceinte, je vais prendre la pilule du lendemain », pour moi c’était inenvisageable d’être dans cette situation, je paniquais parfois plus qu’elles !
Pourtant autour de moi, j’avais des amies que j’appelle les « Mam’s to be« . Vous savez ces femmes qui sont nées pour avoir des enfants, c’est viscéral et ça vous éclabousse. Plus qu’une volonté, c’est un désir profond, une partie d’elles mêmes. Pour ma part, je ne ressentais pas ce besoin, et ma véritable ambition était à l’époque de montrer la girl boss en moi, et c’est tout.
Enfin c’est ce que je pensais…
Le temps a fait son œuvre et apaisé mon côté sans teintes. Et disons le aussi, je pense que mon amoureux a été l’un des facteurs déclenchants. Je rêvais au fond de moi de me trouver depuis quelques années, ce qui m’a aussi poussé à commencer ma thérapie au courant de l’année dernière. C’est d’ailleurs lors d’elle que je me suis rendue compte que mon métier dans le luxe ne me rendrait pas heureuse, et que pire que ça, mes choix reflétaient une version de moi qui aurait pu être présente au sein du multivers tel que Dr Strange l’a imaginé : j’étouffais mes envies profondes par le travail, la tête dans le sable comme une autruche.
Et puis, à force d’heures de thérapie et de remise en question sur l’ensemble de ma vie, doucement, l’idée s’est installée.
Nous sommes en couple depuis six ans, avons une maison depuis trois ans, et sommes les parents d’un adorable chat thaï depuis presque 2 ans. Il était peut-être temps d’imaginer la suite, d’autant plus que je n’avais plus de contraceptif depuis des années, étant donné l’instabilité qu’ils apportaient à mes migraines. Mon copain lui était prêt depuis des années, nous avions déjà eu la discussion : c’était à moi d’imposer mon rythme le moment venu.
Mais dans ma tête, un seul frein : ma carrière et mon âge. J’ai 26 ans, je vis dans un monde de parisiens qui ont pour la plupart leur premier enfant à 30-35 ans, comment vais-je faire ? Rien qu’en imaginant la scène, je me sentais jugée et je rougissais intérieurement. Comme si j’étais une teen mom, que j’étais inconsciente, décalée ou juste stupide de gâcher ce que j’avais créé.
La réponse à mes questions est arrivée à Santorin. Cette escapade de quatre jours, notre premier voyage hors de France avec mon acolyte depuis 6 ans. Quelques jours de répit qui ont changé ma vision de mon futur :
Et si c’était le bon moment ?
Est-on réellement prête un jour ?
Après Santorin, tout était clair : nous avions décidé de ne plus nous protéger mais sans se prendre la tête. C’était pour moi assez étrange de penser comme ça : moi qui depuis mes 18 ans faisais en sorte d’avoir le meilleur stage, le meilleur CV, la meilleure renommée, je me rendais compte avec désillusion que ça ne me rendrait jamais heureuse et devais me faire violence pour combattre cette peur de sauter sans un vide que je ne connaissais pas : celui d’être autre chose qu’une working girl.
Nous nous étions fixé jusqu’à Mars 2026 pour voir ce que cela donnait, sans chercher à calculer mes cycles ou les périodes propices. Au fond de moi, j’avais encore une petite appréhension qui subsistait de mon côté : et si c’était maintenant ? Est-ce que je suis vraiment prête…?
Au milieu du mois de novembre, j’ai vécu un arrêt que je pensais impossible : un arrêt pour surmenage. Alors j’ai décidé qu’il était temps : ma vie personnelle devait être la priorité, et non mon travail. Tellement dur de l’accepter après toutes ces années de sacrifices et pourtant… C’était le début de mon aventure, de notre aventure.
(D’ailleurs Maman, tu avais raison : on n’est jamais à 100% prête pour une aventure comme ça !!!)
Tomber enceinte vite, une chance mais aussi des peurs
Et c’est là que commence ton histoire mon bébé. Le 1er décembre, je commence mon calendrier de l’avent par un rendez-vous chez la sage femme pour mon contrôle annuel (et mon frottis que j’avais largement repoussé depuis un an – oui, c’est mal, je sais).
Je lui parle de notre envie de lancer le projet bébé, lui explique que je suis prête et lui demande si je dois faire quelque chose de particulier. Elle me confirme que pour l’instant, nous devons essayer pendant un an de la manière la plus simple, avant tout examen mais me confirme que je suis déjà dans ma période d’ovulation. Sous entendu (pas très sous entendu d’ailleurs vu qu’elle rigole en me le disant) : c’est MAINTENANT si vous voulez faire des câlins. En réalité, je ne le savais pas encore, mais elle avait plus que raison car bébé allait en réalité profiter des jours d’après pour s’accrocher et nous faire la surprise avant Noël.
Nous sommes le 10 décembre, quelques jours avant mes règles qu’une idée germe dans ma tête : et si je faisais un test ?
Juste pour voir…
Par curiosité….
La suite, vous la devinez : positif. Un petit instant de panique plus tard et un second test digital cette fois, je réalise qu’il est bien indiqué « Enceinte de 1-2 semaines ». Et là, je crois que toutes mes émotions se sont chamboulées : la joie, la peur, l’incompréhension, l’impression de devenir folle, le syndrome de l’imposteur. Tout.
C’est vrai enfin, comment c’était possible que je sois enceinte le premier mois où l’on essaie vraiment ? Nous avions vu et entendu tellement de nos proches nous raconter le calvaire par lequel ils étaient passés que je n’arrivais pas à me réjouir : est-ce que c’était seulement réel ? Est-ce que notre cadeau de Noël 2025 serait bien ça ?
Nous savons la chance que nous avons eu, mais d’un coup tous les questionnements arrivent. Ceux que nous nous serions peut-être posés plus tard, dans quelques mois, ils sont tous à notre porte… Je dois bien avouer que nous avons quand même pris une vague, surtout moi, seule dans cette pièce avec les deux tests positifs. Je me rappelle me dire « Ok, c’est LE moment ».
Et soudain, la plénitude et la sérénité m’ont envahie.
La surprise est là, toc toc toc…
N’étant pas très douée pour les surprises ni d’ailleurs pour cacher mes émotions (je suis née début Novembre, les plus astrologues diront que la gestion des sentiments n’est évidemment pas mon point fort), je m’empresse de faire l’annonce au papa.
Je vous vois venir, ce n’était pas très instagramable. Il venait de se réveiller quand je lui ai tendu un colis en lui demandant de l’ouvrir sous prétexte qu’il venait d’arriver par la poste mais que nous n’avions rien commandé.
A l’intérieur, une voiture que je m’étais promise de lui acheter car elle porte le prénom de notre future fille (si c’est une fille), entourée par les deux tests. Des larmes, des câlins, et l’amour qui inonde tout : le début de l’aventure.
Deux jours plus tard, après avoir confirmé le test, la sage femme me demande de faire le test sanguin. Résultat : bébé est bien niché au creux de mon bidou, c’est réel. Tout s’enchaine rapidement : prises de sang, prévoir l’échographie de datation, entrer dans le premier trimestre. L’aventure démarre.
À ce moment précis, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait physiquement et émotionnellement.
Parce qu’on parle souvent de la joie de l’annonce (et c’est vrai que ce sont des moments hors du temps) mais beaucoup moins du reste, j’ai décidé de vous raconter mon premier trimestre sans filtre. On se retrouve donc très vite pour un prochain article plus complet sur ce sujet.
A très vite,
Romane


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